Notre grand voyage en Écosse en van : itinéraire, régions et rythme en famille
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On est partis de Provence le 15 septembre, le fourgon chargé de l’essentiel, les enfants à l’arrière, et cette sensation très claire qu’on allait vivre quelque chose d’important. Quatre jours plus tard, le 19 septembre, on passait la frontière côté Scottish Borders, par l’autoroute, presque sans s’en rendre compte. Et pourtant, tout a changé à ce moment-là. Ce voyage en Écosse en van, on l’avait imaginé, rêvé, projeté… mais jamais vraiment cadré. On savait juste une chose : on voulait du temps. Du vrai. Du lent. Deux mois et demi pour parcourir l’Écosse en famille, sans pression, en s’adaptant à nos besoins, à ceux des enfants, à la météo, aux lieux… et à nos envies du moment. On n’avait pas de timing précis, mais un itinéraire pensé par régions, une grande liste de lieux qui nous faisaient vibrer, et l’envie de laisser la place à l’imprévu. Voyager en van en Écosse, c’était accepter de ne pas tout voir. De faire des choix. De parfois passer devant un lieu fermé sans frustration, en se disant simplement : ce sera pour une prochaine fois. Dans cet article, je te partage notre itinéraire complet en Écosse, région par région, le rythme réel de notre road trip, ce qui a été fluide, ce qui a été plus intense, et surtout ce que ce voyage nous a appris. Pas un guide parfait. Un retour d’expérience sincère, vécu, en famille. Pour t’inspirer, t’aider… ou simplement te faire voyager un peu avec nous.
POURQUOI CHOISIR L’ÉCOSSE POUR UN VOYAGE EN VAN EN FAMILLE
L’appel de l’Écosse
L’Écosse, ce n’était pas un choix par défaut. C’était un appel (que j'ai depuis que je suis toute petite).
Un pays qui, sur le papier, cochait déjà beaucoup de cases : de la nature à perte de vue, une histoire omniprésente, des paysages bruts, changeants, puissants… et cette impression de bout du monde sans être inaccessible.
Pour un voyage en Écosse en van, tout semblait logique. Les routes qui serpentent, les grands espaces, la possibilité de s’arrêter presque n’importe où pour admirer un paysage, respirer, prendre le temps. On cherchait une destination où le van ne serait pas juste un moyen de transport, mais une vraie manière de vivre le voyage. Et l’Écosse s’est imposée naturellement.
On avait aussi envie d’un voyage hors saison. Partir à l’automne, accepter la météo, les fermetures, le calme. Quitter le rythme touristique classique pour vivre le pays autrement, plus lentement, plus intimement.
👉 Budget pour un voyage en Ecosse en van
Voyager en Écosse en famille : une vraie question
Voyager en Écosse avec des enfants de 2 ans et 4 ans et demi, ce n’était pas anodin. Avant de partir, je me suis posé mille questions. Est-ce que ce serait trop rude ? Trop long ? Trop changeant pour eux ? Est-ce qu’ils allaient suivre ce rythme presque quotidien de déplacements, de nouveaux lieux, de nouveaux paysages ?
Et très vite, la réalité a balayé toutes ces peurs.
Les enfants ont trouvé leurs repères presque immédiatement. Le van est devenu leur maison roulante. Les longs trajets se sont faits naturellement, parce qu’on s’est aussi calés sur eux, sur leurs besoins, leurs temps de pause, leurs moments de calme. Et surtout, ils ont adoré se réveiller chaque matin dans un endroit différent. Pour eux, chaque réveil était une découverte, un émerveillement.
Bien sûr, tout n’a pas toujours été simple. Il y a eu des moments plus intenses, comme lors de la tempête Amy, où le vent faisait réellement bouger le fourgon. Même si nous étions en sécurité, dans un camping situé dans une zone relativement épargnée, la peur était là, palpable. Mais même ces moments font partie du voyage. Ils marquent, ils soudent, ils rappellent qu’on vit quelque chose de fort, ensemble.
Voyager en Écosse en famille, ce n’est pas un voyage “facile” au sens classique. Mais c’est un voyage profondément riche, formateur, et incroyablement vivant. Un voyage où les enfants s’adaptent souvent mieux que nous… à condition qu’on accepte, nous aussi, de lâcher prise.
COMMENT NOUS AVONS CONSTRUIT CE VOYAGE (SANS TIMING, MAIS PAS AU HASARD)
Spontanées… mais organisées
Ce voyage en Écosse en van, on ne l’a pas improvisé sur un coup de tête. On n’avait pas de dates, pas de planning précis, pas de timing à respecter… mais on n’est pas partis au hasard non plus.
Avant de partir, j’avais listé tous les lieux qui me faisaient vraiment envie. Des régions, des parcs naturels, des villes, des châteaux, des paysages. Pas une check-list à cocher à tout prix, plutôt une grande carte Google Maps avec les points de ce que j’avais envie de vivre et de ressentir. Ensuite, on a simplement laissé le voyage se faire, en piochant dedans selon l’énergie du moment, la météo, l’état de fatigue, et surtout les besoins des enfants.
Cette façon de voyager nous a permis de rester libres. Si un lieu était fermé, pas de frustration. S’il fallait avancer plus vite, on avançait. Si au contraire on sentait qu’il fallait ralentir, on s’écoutait. Voyager en van en Écosse, pour nous, c’était avant tout ça : s’adapter en permanence, sans pression.
Voyager en Écosse en automne : un choix assumé
Partir en Écosse à l’automne, on savait très bien ce que ça impliquait. On savait que certaines activités seraient fermées, que des sites touristiques ne seraient plus accessibles, que les journées seraient plus courtes. Et c’était totalement assumé.
L’automne, c’est ma saison préférée. Les couleurs, la lumière, l’ambiance, la nature qui ralentit… Pour moi, visiter l’Écosse à cette période-là, c’était un rêve. Et sur ce point, le voyage a largement tenu ses promesses. Les paysages étaient sublimes, les couleurs incroyables, l’atmosphère profondément apaisante.
La seule vraie frustration ? Le soleil. Oui, vraiment. J’imaginais Édimbourg sous la brume, l’ambiance écossaise un peu mystique… et on a eu un temps absolument magnifique pendant la majeure partie du voyage. Les deux seules vraies semaines de pluie sont arrivées à la toute fin. On a même compté les jours de pluie sur les doigts d’une main pendant les premières semaines.
Mais voyager en automne ne complique pas le voyage. Il demande juste d’être conscient de la saison, de prévoir, et surtout de savoir s’adapter. C’est d’ailleurs aussi pour ça que notre voyage a duré “seulement” deux mois et demi. À une autre saison, on aurait sans doute pris beaucoup plus de temps. Là, on a choisi de respecter le rythme du pays… et le nôtre.
ENTRER EN ÉCOSSE ET CHANGER DE RYTHME
L’entrée par les Scottish Borders : le moment de bascule
On est entrés en Écosse par la frontière côté Scottish Borders, par l’autoroute. À l’aller, on s’est arrêtés sur l’aire prévue pour admirer le fameux panneau « Scotland », avec les drapeaux. Un arrêt presque rituel, pour marquer le moment, prendre le temps de réaliser qu’on y était enfin. Et pourtant, la vraie bascule ne s’est pas faite à ce panneau. Je l’ai ressentie juste après.
Les paysages ont commencé à s’ouvrir. Les routes sont devenues plus calmes, plus douces. Moins de circulation, moins de bruit. C’était comme une transition naturelle, presque rassurante, entre notre vie d’avant et ce voyage qui commençait vraiment. Les Scottish Borders ont été une entrée en matière parfaite : une Écosse encore douce, verdoyante, accessible, qui nous a permis de nous poser, de respirer et de nous adapter.
Ces premiers jours ont été essentiels. Le temps que chacun trouve ses repères, que le van devienne pleinement notre maison, que les enfants s’approprient leur nouvel environnement. Ce sont ces moments-là qui ont posé les bases de tout le reste.
Comprendre très vite que le rythme européen ne fonctionne plus
Très rapidement, on a compris une chose : le rythme auquel on voyage habituellement en Europe ne fonctionne pas en Écosse.
Les distances ne se mesurent pas seulement en kilomètres. Les routes sont parfois étroites, sinueuses, lentes. Les paysages donnent envie de s’arrêter tout le temps. Et l’énergie du pays invite naturellement à lever le pied.
On a aussi réalisé à quel point il était important d’écouter les corps. Les nôtres, mais aussi ceux des enfants. Ici, vouloir enchaîner trop vite, c’est s’épuiser inutilement. Alors on a appris à ralentir. À accepter de faire moins. À revoir nos estimations, nos habitudes, notre façon même de concevoir un road trip.
Entrer en Écosse, ce n’était pas juste passer une frontière géographique. C’était changer de tempo. Et une fois ce rythme trouvé, tout a commencé à couler beaucoup plus naturellement.
ITINÉRAIRE COMPLET PAR RÉGIONS (VUE D’ENSEMBLE)
Pour ce voyage en Écosse en van, j’ai volontairement choisi de penser l’itinéraire par régions, et non comme une succession de lieux à voir absolument. Ça a tout changé.
Chaque région a sa propre énergie, ses paysages, son rythme. Et les traverser dans cet ordre-là nous a permis de vivre l’Écosse de manière progressive, presque narrative.
Je ne détaille pas ici chaque étape dans le moindre détail (chaque région aura son article dédié) mais je te donne une lecture globale de notre itinéraire, pour que tu comprennes la logique du voyage.
Scottish Borders
Notre première immersion. Une Écosse douce, verdoyante, rassurante. Les paysages sont ouverts, calmes, presque apaisants. Une région parfaite pour entrer dans le pays sans brutalité, prendre ses marques, changer de tempo.
👉 Article dédié à venir : Scottish Borders en van
Édimbourg et ses alentours
Une étape plus longue que prévu. On y est restés trois nuits au même endroit, chose rare pendant ce voyage. Édimbourg nous a offert une vraie pause, entre ville, histoire et nature accessible. Une étape nécessaire au début du périple.
👉 Article dédié à venir : Édimbourg et ses alentours
Stirling
Une étape de transition, mais pas anodine. Stirling marque déjà un changement d’ambiance : l’histoire est partout, les paysages commencent à se resserrer, et on sent qu’on quitte doucement le sud pour aller vers quelque chose de plus brut.
👉 Article dédié à venir : Stirling
Perth & Kinross
Une région clé pour nous. On y a ralenti, un peu contraints au départ, parce que Chéri s’était bloqué le dos. Et finalement, cette pause forcée a été salutaire. Perth & Kinross, c’est une Écosse plus intérieure, plus posée, qui invite naturellement à lever le pied.
👉 Article dédié à venir : Perth & Kinross
Angus
Une région discrète, souvent oubliée… et pourtant pleine de charme. Moins touristique, plus authentique, Angus nous a surprises par sa simplicité et son calme. Une Écosse qui ne cherche pas à impressionner, mais qui touche autrement.
👉 Article dédié à venir : Angus
Aberdeenshire
Ici, l’Écosse commence à changer de visage. Châteaux, mer, lumière plus nordique. L’ambiance devient plus contrastée, plus minérale par endroits. Une région riche, dense, qui mélange parfaitement histoire et paysages.
👉 Article dédié à venir : Aberdeenshire
Moray
Moray, c’est la mer, le vent, les plages presque désertes. Une sensation de liberté immense, parfois même de solitude. Une région qui apaise autant qu’elle impressionne, surtout quand on voyage hors saison.
👉 Article dédié à venir : Moray
Cairngorms
Le coup de cœur absolu.
Le parc des Cairngorms a été, pour moi, l’un des moments les plus forts du voyage. Des paysages puissants, une nature omniprésente, des châteaux chargés d’histoire. Un équilibre parfait entre culture, nature et émotion.
👉 Article dédié à venir : Les Cairngorms
Highlands
Après Inverness, quelque chose a changé.
Les Highlands marquent un vrai tournant dans le voyage. Les paysages deviennent plus sauvages, plus vides, plus bruts. C’est ici que j’ai vraiment ressenti le besoin de ralentir encore plus. De faire moins. D’être davantage dans l’instant.
👉 Article dédié à venir : Les Highlands en van
L’île de Skye
Une étape très attendue… et finalement très contrastée. Skye est belle, indéniablement. Mais aussi très fréquentée, même hors saison. Une île qui demande d’être abordée sans trop d’attentes, pour ne pas être déçue.
👉 Article dédié à venir : L’île de Skye
Argyll & Bute
Une région entre terre et mer, très différente de ce qu’on avait vu jusque-là. Plus douce, plus maritime, avec une énergie presque méditative par moments. Un vrai changement d’atmosphère après l’intensité des Highlands.
👉 Article dédié à venir : Argyll & Bute
Islay
Une île à part. Plus confidentielle, plus paisible. Islay nous a offert une parenthèse hors du temps, une respiration. Un endroit où tout semble plus lent, plus ancré.
👉 Article dédié à venir : Islay
Glasgow et ses alentours
Une région plus dense, plus fatigante pour nous. Beaucoup de circulation, une énergie plus urbaine, plus intense. Une étape intéressante, mais qui nous a demandé davantage d’énergie.
👉 Article dédié à venir : Glasgow et ses alentours
Ayrshire
Retour à la mer, à la lumière, à quelque chose de plus ouvert. Ayrshire a été une transition douce vers la fin du voyage, une région qui apaise et qui permet de redescendre tranquillement.
👉 Article dédié à venir : Ayrshire
Dumfries & Galloway
La dernière étape. Une sortie d’Écosse tout en douceur, par une petite route, loin des grands axes. Une région parfaite pour clôturer le voyage, calmer le rythme, et commencer à refermer cette parenthèse écossaise.
👉 Article dédié à venir : Dumfries & Galloway
LE RYTHME RÉEL : CE QUE GOOGLE NE DIT PAS
Dormir presque chaque nuit ailleurs
Sur le papier, ça peut faire peur. Dans la réalité, c’est devenu très vite notre normalité.
Pendant ce road trip en Écosse en van, on a rarement dormi deux nuits au même endroit. Deux fois, on est restés trois nuits au même endroit : d’abord du côté d’Édimbourg, puis plus tard vers Perth, à cause du dos de Chéri. Le reste du temps, on avançait. Un peu chaque jour. Sans chercher à battre des records, mais sans s’installer longtemps non plus.
Étonnamment, ce rythme a très bien fonctionné pour nous. Les enfants se sont adaptés immédiatement. Ils avaient leurs repères dans le van, leurs espaces, leurs habitudes. Et surtout, ils adoraient se réveiller chaque matin dans un endroit différent. Pour eux, chaque réveil était une surprise, un émerveillement. Une nouvelle vue par la fenêtre, un nouveau décor, une nouvelle aventure.
De mon côté, je pensais que vivre dans un espace plus petit serait plus compliqué. Et finalement… pas du tout. On a très vite trouvé nos routines pour chaque moment de la journée. Tout était plus simple, plus fluide. Moins de choses, moins de décisions, moins de charge mentale.
Écouter les corps, vraiment
Ce rythme-là n’aurait jamais fonctionné si on n’avait pas appris à écouter les corps. Les nôtres, et surtout ceux des enfants.
En Écosse, vouloir enchaîner trop vite, c’est s’épuiser. Les routes demandent de l’attention. Les distances prennent du temps. Et l’environnement lui-même invite à ralentir. Alors on a accepté de faire moins. De revoir nos estimations. De changer nos plans en cours de route sans culpabiliser.
Quand Chéri s’est bloqué le dos, ça a été un rappel très clair. Le corps impose parfois une pause, et il faut savoir l’écouter. Cette étape-là lui a appris quelque chose d’essentiel : l’importance de bouger, de marcher tous les jours, de respecter ses limites. Et finalement, ça a rendu la suite du voyage plus consciente, plus équilibrée.
Le vrai tournant : après Inverness
Il y a eu un moment précis où j’ai senti que quelque chose changeait. C’était après Inverness, en entrant vraiment dans les Highlands.
Les paysages sont devenus plus vastes, plus vides, plus sauvages. Moins d’infrastructures. Moins de repères. Plus de silence. Et là, sans même en parler, on a ralenti. Naturellement. Comme si le lieu lui-même nous le demandait.
C’est à ce moment-là que j’ai compris que ce voyage ne serait pas juste un itinéraire à suivre, mais une expérience à vivre pleinement. Ralentir n’était plus une contrainte, c’était une évidence.
COUPS DE CŒUR, FATIGUES ET DÉSILLUSIONS
Le coup de cœur absolu : les Cairngorms
S’il ne devait rester qu’un seul endroit de ce voyage en Écosse, ce serait celui-là : Le parc des Cairngorms a été un véritable choc émotionnel pour moi. Tout y était juste. Les paysages, bien sûr (vastes, puissants, presque solennels) mais aussi l’histoire, les châteaux, cette sensation d’être dans un lieu profondément habité, chargé de sens.
C’est une région qui offre un équilibre rare. On y trouve de la nature brute, mais jamais écrasante. De la culture, sans que ce soit figé. On peut marcher, observer, apprendre, respirer. J’ai adoré cette impression de profondeur, comme si chaque paysage racontait quelque chose.
Les Cairngorms, c’est l’Écosse que j’avais rêvée. Celle qui te traverse sans te bousculer. Celle où tu peux rester des heures sans rien faire… et te sentir parfaitement à ta place.
La région la plus fatigante : Glasgow et ses alentours
À l’opposé, Glasgow a été, pour nous, la région la plus fatigante du voyage. Pas inintéressante, loin de là. Mais plus dense. Plus bruyante. Plus exigeante en énergie.
La circulation, le rythme urbain, la sensation de devoir être constamment attentive… Après plusieurs semaines de nature et de lenteur, le contraste a été rude. On y est passés, on a observé, on a pris ce qu’il y avait à prendre, puis on a ressenti très clairement le besoin de repartir.
C’est aussi ça, voyager longtemps : accepter que certains lieux ne nous correspondent pas au moment où on les traverse. Et que ce n’est pas grave.
La région la plus sauvage : le nord
Le nord de l’Écosse, c’est autre chose. Une beauté brute, presque austère. Des paysages magnifiques, avec très peu d’infrastructures. Peu de repères. Peu de “facilité”.
C’est une région qui peut être profondément apaisante… ou déroutante, selon l’énergie dans laquelle on arrive. On s’y sent parfois seule au monde. Et même si j’ai trouvé ça très beau, j’ai aussi senti à quel point il fallait être prête à ce genre de solitude, surtout en famille.
La désillusion : l’île de Skye
Je sais que ça peut surprendre, mais l’île de Skye a été une vraie désillusion pour moi. Attention : elle est belle. Très belle même ! Les paysages sont impressionnants, les contrastes saisissants. Mais elle est aussi beaucoup trop fréquentée, même hors saison.
Skye est, selon moi, une île surcotée. Trop vendue, trop idéalisée. J’y suis arrivée avec des attentes… et c’est sans doute là que réside le problème. La magie opère beaucoup moins quand on partage chaque point de vue avec des dizaines d’autres vans, de voitures, de touristes et surtout, quand on a vu le reste de l’Ecosse…
Ce n’est pas un endroit que je regrette d’avoir vu. Mais c’est un endroit que j’aborderais très différemment aujourd’hui, avec beaucoup moins d’attentes, et peut-être autrement dans l’itinéraire.
CE QUE JE REFERAIS (ET CE QUE JE FERAIS AUTREMENT)
Ce que je referais exactement pareil
Si c’était à refaire, je repartirais exactement de la même manière.
Voyager en Écosse en van, hors saison, en famille, sans pression, en s’écoutant vraiment… c’est ce qui a rendu ce voyage aussi juste.
Je referais ce choix de l’automne, sans hésiter. Pour les couleurs, l’ambiance, la lumière. Pour le calme aussi. Je referais ce choix de ne pas courir après les incontournables, d’accepter les lieux fermés, de laisser certaines choses pour “plus tard”. Parce que ça enlève une énorme charge mentale.
Je referais aussi ce choix de vivre avec moins. Moins d’objets, moins de contraintes, moins de décisions inutiles. Ce voyage a confirmé une chose essentielle pour moi : on n’a pas besoin de grand-chose pour se sentir bien, à condition d’être libre.
Ce que je ferais autrement
Avec le recul, je ferais peut-être moins de changements quotidiens à certains moments. Pas parce que c’était trop dur, mais parce que certaines régions méritent vraiment qu’on s’y attarde davantage. Les Cairngorms, par exemple, auraient pu accueillir encore plus de lenteur.
Je changerais aussi mon regard sur certains lieux, notamment l’île de Skye. J’y arriverais avec beaucoup moins d’attentes, ou je la placerais autrement dans l’itinéraire, pour éviter l’effet de saturation.
Mais globalement, je ne regrette pas grand-chose. Parce que chaque choix, même imparfait, a fait partie de l’expérience.
Mes premiers conseils avant de te lancer
Si tu envisages à ton tour un voyage en Écosse en van, voici ce que j’aimerais te dire, simplement :
• Pense ton itinéraire par régions, pas par lieux à cocher
• Accepte de ne pas tout voir, et surtout de ne pas tout prévoir
• Écoute ton rythme, celui de ton corps et celui de ta famille
• Voyager hors saison est une vraie richesse, à condition de l’assumer
• Le van, ce n’est pas une contrainte : c’est une liberté immense
• Et surtout… fais-toi confiance
👉 Tout ce que j'aurai aimé savoir avant de voyager en Écosse en van
Ce voyage en Écosse a été bien plus qu’un simple road trip.
Il m’a apaisée. Il m’a recentrée. Il m’a confirmé que vivre mieux avec moins, ralentir, écouter ses besoins et ceux de sa famille, ce n’est pas renoncer. C’est choisir.
L’Écosse est devenue ma safe place. Un endroit où le stress s’est arrêté, où les angoisses ont disparu, où j’ai retrouvé une forme de clarté intérieure. Et même une fois rentrée, quelque chose a continué de vibrer. J’ai trié, allégé, simplifié. Parce que ce voyage m’a transformée.
Dans les prochains articles, je te partagerai ce voyage région par région : les Scottish Borders, les Cairngorms, les Highlands, Skye, Islay… avec des conseils concrets, des adresses, et toujours ce même regard sincère.
Et si toi aussi, l’Écosse t’appelle, dis-moi en commentaire : 👉 où tu en es dans ton projet, ou ce qui te fait rêver là-bas.
On continue l’aventure ensemble 🤎
Photo couverture : The Pink House - Photo 2 : Hopetoun House - Photo 3 : Loch Insh - Photo 4 : Redcastle - Photo 5 : Midhope Castle -Photo 6 : Laphroag Distillery - Photo 7 : Brodie Castle - Photo 8 : Inverness - Photo 9 : The Pink House - Photo 10 : Ceannabeinne Beach - Photo 11 : Fairy Pool - Photo 12 : Kilchurn Castle - Photo 13 : Hopetoun House








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